Challenge

Après une première tentative pas vraiment satisfaisante (voir l’ article table de chevet ou petit meuble d’angle), je me devais d’ élever le niveau, c’est fait.
Du moins de mon point de vu.
Né de mon imagination, voici Challenge, fait de métal et de vieux bois.

La structure, au design particulier, est en métal noir mat. Simple bout de ferraille entrecroisée, partant dans toutes les directions. Les trois plateaux en vieux bois d’épicéa contrastent et réchauffent l’ensemble de belle manière. Le veinage est très prononcé et s’incruste profondément dans le bois, telles les crevasses d’ un glacier. Les nœuds viennent encore rehausser l’esthétique de l’ensemble.
La patine de ce bois est simplement le résultat de nombreuses années exposées au soleil et aux intempéries sur la façade d’un vieux chalet, accroché à flanc de montagne, quelque part dans les Alpes.
Ce bois a vécu une première histoire, et il va nous la livrer lors de sa seconde vie.

Challenge, ce terme anglais signifie défi en français.
Car c’est bien un défi que je me lance. À partir de ce meuble, je souhaite créer une marque : Kairnn & cie.

Je vais promouvoir, fabriquer et commercialiser ce premier modèle et je l’espère, d’autre suivront !
Je souhaite me positionner sur des meubles design haut de gamme, qui viendront embellir les intérieurs d’appartements et de chalets de montagne, mais aussi tous les intérieurs compatibles avec mes meubles.

Cela fait trop de temps que j’ai cette idée en tête. Il m’appartient aujourd’hui de donner vie à ce projet.

Vous trouverez plus d’information technique dans la page création puis modèle Challenge de ce site, ainsi que les coordonnées pour me joindre.

Vous pouvez laisser vos commentaires en bas de cet article, je serai heureux d’ y répondre !

 

 

Il trouvera aisément sa place en bout de canapé.

 

 

 

 

Une touche de rusticité dans une atmosphère épuré.

 

 

Un support pour un luminaire.

 

 

Un veinage très prononcé.

 

 

Patine du temps…

 

 

 

 

 

Clair-obscure.

 

 

les volets

Je termine les volets de l’étage. Six pairs de volets à deux battants et deux volets à un battant.
Cela représente pas mal de travail, sachant que je n’ai pas l’équipement d’un professionnel.

 

 

 

ferrures et vis noire mat

Après avoir collecté bon nombre d’ information ici et là sur le sujet, je me suis décidé à réaliser ces volets à partir d’un panneau de mélèze 3 plis d’une épaisseur de 26 mm.
Ce panneau 3 plis, relativement cher, d’ une dimension de 5 m x 2.5 m, est composé de deux couches externes positionnées perpendiculairement à la couche du milieu, le tout en bois massif. L’ encollage total de ce panneau offre à celui-ci une bonne stabilité dans le temps et permet une utilisation en intérieur comme en extérieur, à la condition que les chants soient traités ou protégés, selon les indications du fabricant.
Les barres et les écharpes sont en mélèze massif, tirées à partir de planche de 27 mm. Le tout, panneaux, barres, écharpes et couvre-joint, sont brossées pour ainsi faire ressortir le veinage de ce magnifique bois que ce mélèze des Alpes.
Ces volets se veulent assez traditionnel, avec cependant ma touche personnelle : les vis de fixation des barres, écharpes et couvres joint sont ordinairement des vis à bois classique, à savoir fraisés, empreinte torx ou cruciforme, et presque invisible. Pour ma part, j’ai fait le choix des vis à penture noir mat et très visible. Ceci pour mettre une touche métallique à ces volets.
Petite précision, pour donner un aspect « lame de volet », j’ ai réalisé des rainures verticales à la défonceuse, travaille assez long et fastidieux, mais le rendu est à la hauteur et donc nécessaire.
L’ensemble des ferrures ainsi que la visserie sont noirs mat. La couleur noire se marie mieux, à mon sens, que la couleur grise des pièces galvanisées, également proposées dans le commerce.
J’ ai fait le choix de ne pas traiter immédiatement ces volets, je compte laisser faire la nature, les intempéries et le soleil vont se charger de patiner naturellement le bois et dans quelques mois, j’ appliquerai mon produit préféré, à savoir un mélange 50/50 d’huile de lin et d’essence de térébenthine.

 

 

 

 

panneau 3 plis tout mélèze

 

barres, écharpes et couvre-joint en mélèze massif

 

 

 

tablette en inox brossé

 

 


J’ ai opté pour des tablettes en inox.
Je pense que l’eau, parfois stagnante, et la neige associée au soleil, détériorent trop rapidement les tablettes en bois. Ce sont donc des tôles en inox brossé d’une épaisseur d’ 1,5 mm, pliées à l’angle voulu dans une métallerie, avec une goutte d’eau en bout.
Ici aussi, cette touche métallique offre un aspect plus moderne aux façades.

Je suis très satisfait du rendu final, rien de particulier, rien de révolutionnaire, mais ce sont de bons volets, solide et fait pour durer.

table de chevet ou petit meuble d’angle

Voici, avec pas mal de retard un petit meuble conçu et fabriqué par mes soins.
Il est composé de métal peint en noir mat et en planche de mélèze brossés et vernis.

 

Contraste du métal et du bois environnant, ici en mode meuble d’angle

 

 

Il peut tout aussi bien trouver sa place dans une chambre, à côté du lit comme table de chevet, et c’est le cas pour ma chambre. Il peut également prendre place dans un salon, en bout de canapé ou en isolé dans un angle de la pièce.

Il y a quatre niveaux, dont le niveau supérieur qui est largement biseauté afin d’ éviter de se cogner la tête dans le cas d’une utilisation comme table de chevet.

 

Vis de fixation carrée

 

 

Rivet de forge

De gros rivets de forge et des vis à tête carrée servent à la fixation des différents éléments que composent ce meuble, mais ils apportent également du relief et un aspect ancien rappelant la structure Eiffel.

 

Ici en mode table de chevet

 

Dans un intérieur dont le bois est prédominant, ce meuble de métal tranche radicalement.
Il apporte une touche de sobriété et de force, adouci par le mélèze.

 

Merci de me livrer vos avis!

 

le mélèze

Il sent bon, il est coloré et ces veines sont bien marquées, voici le mélèze.
Pourquoi je vous parle de mélèze ?
Tout simplement parce que ce bois des Alpes possède des vertus extraordinaires.
Et il fait donc partie des matériaux que j’emploierai le plus dans la composition de mes meubles.

Son nom scientifique est « larix decidua » ou mélèze d’Europe.
Le mélèze est tout d’abord le nom commun de ce résineux, appartenant à la famille des « pinacées», parmi les plus connus d’entre eux le pin, le sapin, l’ épicéa, le cèdre, etc.
L’ une des particularités du mélèze est de perdre complètement et presque toute en même temps ses aiguilles en fin d’ automne, contrairement aux autres espèces de sa famille.

 

En automne, les aiguilles du mélèze passent du vert au jaune/orange avant de perdre complètement ces dernières pour l’hiver.


Son écorce est plutôt grossière et crevassée ce qui contraste avec la douceur de ses aiguilles.
On rencontre le mélèze dans toutes les Alpes et jusqu’aux Carpates à une altitude variant de 1 200 m à 2 500 m. On a pu rencontrer certain spécimen de petite taille jusqu’ à une altitude de 2 800 m.

 

Les mélèzes recouverts de lichens, indiquent qu’ils sont en excellente santé, dans un environnement pas ou très peu pollué.

 

 

En France, il est bien présent dans le sud des Alpes : le Mercantour, l’ Ubaye, le Dévoluy, le Queyras, et moins représenté dans le nord de l’ arc alpin français.
C’est une espèce pionnière, il s’implante naturellement sur de nouveaux territoires qu’il enrichit au fil du temps et favorise l’implantation d’autres espèces.

 

Dès le printemps, le mélèze produit des cônes mâles et femelles.

 

Jeunes cônes et première pousse des aiguilles.


Grâce à sa forte densité, le mélèze est naturellement imputrescible, ce qui fait de lui l’ un des résineux les plus résistants et durable dans le temps.
On peut l’utiliser dans la construction navale, mais il est surtout connu et apprécier dans la construction de chalet : charpente, bardage, menuiserie…

 

Façade en bardeau de mélèze.


Ce bois d’ exception résiste assez bien aux parasites. Dans la plupart des cas, un simple huilage à base de produit naturel suffit à entretenir l’aspect originel du bois sans le laisser griser.À noter que la ville de Venise, construite sur une lagune dont la teneur en sel est parmi la plus chargée d’Europe, repose sur des millions de pieux de bois dont le mélèze provenant des forêts des Alpes et des Balkans, entre autre essence de bois.

Le mélèze est un bois local, issu de forêt parfaitement bien géré, avec des caractéristiques mécaniques et esthétiques exceptionnelles.
Cela fait de lui l’une de mes essences de bois favorite.

les luminaires

Voici un sujet d’une importance capitale. Qui n’a pas eu le regard attiré, la nuit, en passant devant une belle demeure, par un intérieur chaleureux et mis en scène par un éclairage subtil ?

Qu’ il soit direct ou indirect, l’éclairage est la partie à ne surtout pas sous-estimer dans la conception d’un intérieur. Un bon éclairage met en scène, embelli et valorise votre intérieur.
Il faut longuement réfléchir en amont quant au choix des luminaires, aux endroits de la pièce où ils vont être disposés et l’effet final que l’on souhaite.
Pour un éclairage direct, l’ objet luminaire doit à lui seul embellir le lieu ou un coin précis de la pièce. Il doit être choisi en harmonie avec l’ endroit. Mais un décalage de style est tout à fait envisageable, cela peut, par exemple, apporter une touche de modernité dans un environnement plutôt boisé. Ou tout au contraire, une certaine sobriété dans une atmosphère chamarrée.
Pour un éclairage indirect, on se servira d’un mur, d’un plafond ou de tout autre surface pour réfléchir la lumière en provenance d’une source lumineuse elle-même invisible.

Pour la chambre de l’étage, j’ utilise trois éclairages différents.

L’ éclairage principal, composé de huit spots led orientables posés sur les poutres et en applique sur les murs, en simple allumage. Il permet d’ éclairer franchement la pièce, tout en mettant en valeur les parties en bois sur lesquels chaque spot est orienté.Deux spots seront dédiés à l’éclairage de la future tenture qui sera très bientôt mise en place.

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Les spots orientables permettent de modifier l éclairage de la pièce.

 

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Posés sur un support horizontal, oblique, ou fixés en applique sur un mur, les spots orientables s’immiscent partout.

 

Un second éclairage, en va-et-vient celui-ci, équipé de deux ampoules fluocompactes. De couleur rouge opaque, il est centré au-dessus de la tête de lit. D’une puissance moyenne, il rend une ambiance chaleureuse et apaisante. Il rappeI un couché de soleil, d’ou son nom, Soleil Rouge.

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Soleil Rouge, une note de couleur.

 

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Tel un phare dans la nuit.

 

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Détail

 

Le troisième éclairage fait office à la fois de lampe de chevet et d’éclairage d’ ambiance, en simple allumage. Composé de deux blocs inox au design moderne, fixés au mur, de part et d’ autre de la tête de lit. Sur chacun d’ eux, un module orientable destiné à la lecture individuel et un faisceau lumineux fixe, orienté vers le haut, avec interrupteur indépendant, le tout équipé de la technologie led.

 

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Lampe de chevet en inox.

 

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Le faisceau lumineux est orienté vers le haut

 

Ces trois éclairages différents peuvent paraître démesurés dans une si petite chambre, mais je ne regrette pas mes choix, le rendu final étant à la hauteur de mes espérances.

 

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table de nuit

La chambre de l’ étage étant bientôt terminé, je suis à la recherche d’une table de nuit.
Mais rien jusqu’ à présent dans le commerce n’a attiré mon attention. J‘ai visualisé bon nombre de site internet spécialisés dans la commercialisation de meuble et visité un grand nombre de boutiques et d’enseignes spécialisé de ma région. Rien, absolument rien. Je suis pourtant prêt à consacrer un budget conséquent, comme pour l’ensemble de l’aménagement du chalet, y compris les matériaux. J’ estime en effet que cet investissement est pour du très long terme et qu’il est hors de question d’ intégrer du bon marché ou du jetable « made in super loin » !
J’ai pensé faire fabriquer ce meuble sur-mesure, mais là encore, difficile de trouver un artisan capable de satisfaire mes goûts. J’ imagine ce meuble fait de métal et de bois. Une très vieille idée. Il se trouve que je sais travailler le métal, et que le bois est l’une de mes passions. Alors pourquoi hésiter plus longtemps ? Pourquoi ne pas concevoir et créer moi-même ce meuble ? Oui, je vais le faire. Et je vais d’ailleurs commencer tout de suite.

Voici dans les grandes lignes le style de ce meuble : de l’ authentique, du massif, mais finement travaillé, dans les règles de l’art. Un style qui ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais ce n’est pas là le but recherché, un style qui convient à mon intérieur et à ma personnalité. J’ ai, par ailleurs, donné un nom à ce style: le  » style grange « , qui fera l’objet d’un article dans quelque temps.
Pour réaliser concrètement ce meuble, il me faut tout d’abord prendre quelques dimensions. La surface de la chambre n’étant pas très grande, il faut veiller à proportionner ce meuble dans la pièce.
Puis coucher sur le papier une esquisse à main levée, qui servira de base pour l’étape suivante, à savoir les plans d’ exécution cotés.
Viendra ensuite la réalisation proprement dite du meuble, en commençant par la commande du métal et le choix de belles pièces de bois.

Je vous donne donc rendez-vous dans quelque temps, lorsque ce meuble sera réalisé.

les joies de la rénovation

J ‘ai commencé la restauration de mon chalet durant l’été 2011. Celui-ci a été construit par son ancien propriétaire dans les années 60.
Je n’avais pas encore conscience de ce qui m’attendait…
Beaucoup de choses laissaient à désirer, notamment la plomberie, l’électricité et l’isolation. J’ai donc entrepris le démontage des parties à refaire. Et c’est à ce moment-là que j’ai découvert les joies de la rénovation.

J’allais de surprise en surprise : au rez-de-chaussée, pas la moindre isolation sous le plancher, absolument rien, celui-ci était posé sur de fines lambourdes à même la dalle.
En enlevant le lambris des murs de l’étage, les bandes de laine de verre étaient complètement affaissées sur elles-mêmes. Pas étonnant de voir l’eau des toilettes gelée régulièrement.
La nuit, depuis l’extérieur, on pouvait apercevoir des rais de lumière à travers la porte d’entrée apparemment de qualité médiocre. Dans ce fond de vallée et à l’ altitude de 1 050 m, certains hivers vigoureux, les températures avoisinent les 20 degrés sous zéro…!
Au niveau de la plomberie, des raccords de cuivre étaient soudés à l’intérieur des cloisons et manifestement des fuites s’étaient produites vu les résidus de calcaire à certains endroits.

En démontant le faux-plafond de l’étage, je m’ aperçus d’ une certaine légèreté quant à la solidité même de la structure du toit. Sachant que certain hiver le cumule de neige peu être assez conséquent.
De l’eau avait suinté le long de certaines poutres en endommageant celles-ci de façon irrémédiable. Leurs remplacements étaient inévitables.
De fil en aiguille, la liste des parties à reprendre s’ allongeait. Au bout du compte, je ne devais conserver que les murs du rez-de-chaussée fait de parpaing, l’ossature bois de l’étage et le toit, tout en renforçant sérieusement celui-ci.

Il ne faut donc jamais prendre à la légère une rénovation, même minime, et toujours s’attendre à de mauvaises surprises lors du démontage.
Difficile dans ce cas de prévoir le temps à y consacrer et de la même manière un budget précis tant les zones d’ombre sont nombreuses.
Je conseille donc de prévoir un certain budget approximatif, tout en gardant à l’esprit que celui-ci doit être variable, et de la même manière, le temps dédié à cela, toujours vers le haut bien sûr et rarement vers le bas.